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Julie Plante<\/h3>\r\n\t\t

Maman de Maya et employ\u00e9e de la Banque CIBC<\/h4>\r\n\t<\/div>\r\n\t
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Histoires d\u2019enfants et de leurs proches<\/p>\r\n\t\t<\/div>\r\n\t\t

\u00abD\u00e9couvrir que ma fille avait le cancer a \u00e9t\u00e9 le pire moment de ma vie. Lorsque Maya \u00e9tait \u00e0 la garderie, ses enseignants ont remarqu\u00e9 qu\u2019elle semblait fatigu\u00e9e, et ils craignaient qu\u2019elle souffre de d\u00e9pression. Un matin, nous avons trouv\u00e9 des bosses sous les bras de Maya. Nous avons imm\u00e9diatement pris un rendez-vous chez le m\u00e9decin.<\/strong><\/p>\n

Mon mari a accompagn\u00e9 Maya pour qu\u2019elle subisse un pr\u00e9l\u00e8vement sanguin. Cette m\u00eame journ\u00e9e en apr\u00e8s-midi, il a re\u00e7u un appel t\u00e9l\u00e9phonique lui demandant d\u2019amener imm\u00e9diatement Maya \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Sainte-Justine. Il se pouvait que notre petite fille soit atteinte de leuc\u00e9mie.<\/p>\n

En entendant parler de ce diagnostic, j\u2019ai paniqu\u00e9. J\u2019ai serr\u00e9 Maya dans mes bras et j\u2019ai appel\u00e9 ma m\u00e8re en pleurant. L\u2019h\u00f4pital a confirm\u00e9 que Maya souffrait de leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde aigu\u00eb, et que des cellules canc\u00e9reuses se trouvaient dans son cerveau. Ses chances de survie de \u00e9taient de 30%.<\/p>\n

Maya a commenc\u00e9 \u00e0 recevoir des traitements d\u00e8s le lendemain, et j\u2019ai habit\u00e9 avec elle au Centre de canc\u00e9rologie Charles-Bruneau, loin de mon mari et de mon fils, pendant les six\u00a0mois suivants.<\/p>\n

Nous nous inqui\u00e9tions du fait que Maya ne passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de son enfance, mais lorsque le mois de septembre est arriv\u00e9, elle et les autres enfants du m\u00eame \u00e9tage ont commenc\u00e9 l\u2019\u00e9cole. Un enseignant venait chaque jour dans la chambre de Maya afin qu\u2019elle puisse suivre des le\u00e7ons de maternelle. Cela m\u2019a donn\u00e9 un r\u00e9pit fort n\u00e9cessaire, et j\u2019ai pu rendre visite \u00e0 mon fils ainsi que tisser des liens avec les autres parents. Des travailleurs sociaux et des psychologues \u00e9taient \u00e9galement l\u00e0 pour nous aider.<\/p>\n

Un jour, lorsque Maya m\u2019a demand\u00e9 s\u2019il \u00e9tait possible qu\u2019elle meure; j\u2019ai r\u00e9pondu \u00aboui\u00bb. Elle \u00e9tait encore tr\u00e8s malade. Elle avait besoin d\u2019une greffe de moelle osseuse et mon mari et moi avons \u00e9t\u00e9 atterr\u00e9s d\u2019apprendre que nous n\u2019\u00e9tions pas des donneurs compatibles. Toutefois, Maya et les autres enfants \u00e9taient tr\u00e8s optimistes. Ils \u00e9taient beaucoup plus forts que nous, leurs parents. Heureusement, notre fils \u00e9tait un donneur compatible. Justin a toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s fier d\u2019avoir sauv\u00e9 la vie de sa grande s\u0153ur.<\/p>\n

Le plaisir a toujours occup\u00e9 une grande place dans les traitements de Maya, ce qui l\u2019a aid\u00e9e \u00e0 garder un \u00e9tat d\u2019esprit positif. Ce sont les membres du personnels, les b\u00e9n\u00e9voles et les installations du Centre de canc\u00e9rologie Charles-Bruneau qui ont rendu ce bonheur possible. Maya et moi nous rappelons encore des moments o\u00f9 elle roulait dans les couloirs de l\u2019h\u00f4pital alors qu\u2019elle recevait des liquides par intraveineuse pendant que je courais apr\u00e8s elle. Nous savons \u00e0 quel point elle est chanceuse et, maintenant qu\u2019elle est adolescente, Maya veut continuer \u00e0 r\u00e9pandre cet optimisme et \u00e0 montrer aux autres enfants qu\u2019il y a un avenir apr\u00e8s le cancer.\u00bb<\/p>\n<\/p>\r\n\t<\/div>\r\n<\/div> <\/div>\r\n <\/div>\r\n<\/div>"}