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St\u00e9phanie Vigneau<\/h3>\r\n\t\t

Gu\u00e9rie d'une leuc\u00e9mie aigu\u00eb lymphoblastique<\/h4>\r\n\t<\/div>\r\n\t
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Histoires d\u2019enfants et de leurs proches<\/p>\r\n\t\t<\/div>\r\n\t\t

Je n’ai pas l’habitude de parler de moi ainsi en public, mais en voyant le t\u00e9moignage de la jeune Charlie, j’ai eu envie de vous \u00e9crire.<\/strong><\/p>\n

\u00ab\u00a0Quand je serai grand, je serai gu\u00e9ri!\u00a0\u00bb<\/strong> est le livre avec lequel j’ai fait le plus grand cheminement sur ma maladie \u00e9tant plus jeune. Ce livre, il m’a \u00e9norm\u00e9ment soutenu. J’ai ri, pleur\u00e9, j’ai ri encore, j’ai souri, mais surtout, j’ai appris et j’ai compris, que nous, les enfants atteints ou ayant pass\u00e9s au travers de la leuc\u00e9mie et d\u00e9jou\u00e9 les statistiques ou non, sommes forts. \u00c0 quel point nous avons une d\u00e9termination et une fa\u00e7on de voir la vie! Cette \u00e9preuve nous fait grandir dans l’\u00e2me. Parfois trop t\u00f4t et trop vite, mais, elle nous en apprend \u00e9norm\u00e9ment. C’est inexplicable.<\/p>\n

Je suis n\u00e9e le 9 mars 1990… Charles \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9 deux ans plus t\u00f4t. Quand j’ai lu cette phrase en faisant la lecture du livre, \u00e7a m’a secou\u00e9. Je ne sais pas pourquoi ni comment, mais \u00e7a m’a donn\u00e9 des frissons.<\/h3>\n

Le 14 octobre 1990, le diagnostic tombe. Je suis transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 Qu\u00e9bec d’urgence par avion-ambulance et mes parents par vol r\u00e9gulier, nous nous retrouvons tous les trois au CHUL de Qu\u00e9bec. J’\u00e9tais dans un \u00e9tat critique et mes parents en d\u00e9tresse. Dre Linda Brisson prononce le fameux mot… leuc\u00e9mie. Non! C’est impossible!<\/p>\n

Nous sommes originaires et avons toujours v\u00e9cu aux \u00eeles de la Madeleine. Ce n’est pas \u00e0 la porte \u00e0 c\u00f4t\u00e9, mais c’\u00e9tait devenu notre r\u00e9alit\u00e9. Bref, apr\u00e8s mon diagnostic, le plan de traitement se pr\u00e9sente… 104 traitements de chimioth\u00e9rapie pr\u00e9vus sur deux ans<\/strong>. C’est ainsi que les innombrables aller-retour se sont amorc\u00e9s. Laissant la plupart du temps ma grande s\u0153ur, entre les bonnes mains des membres de notre famille. Apr\u00e8s la s\u00e9rie de traitement de chimioth\u00e9rapie, j’ai re\u00e7u des traitements de radioth\u00e9rapie en prophylaxie pour tuer les souches potentiellement r\u00e9cidivistes.<\/p>\n

Au travers de ces nombreuses visites \u00e0 l’h\u00f4pital, il y a eu des hauts et des bas. Malgr\u00e9 mon jeune \u00e2ge, je me suis toujours battue! L’amour de mes parents et de mes proches et l’appui des m\u00e9decins et du personnel infirmier y sont pour beaucoup. Je leur en suis grandement reconnaissante aujourd’hui<\/strong>.<\/p>\n

C’est vers la fin de 1993, d\u00e9but 1994, que la r\u00e9mission commence. Des suivis fr\u00e9quents autant avec mon h\u00e9mato-oncologue du CHUL et mon m\u00e9decin de famille pour assurer que tout \u00e9tait beau.<\/p>\n

C’est \u00e0 l’\u00e9t\u00e9 de 1997 que Dre Brisson nous annonce ma gu\u00e9rison! Oui! Gu\u00e9rie! Wow! Je capotais, je criais et sautais de joie partout. Le sentiment \u00e9tait indescriptible.<\/h3>\n

Alors que j’avais 10 ans, lors d’un rendez-vous habituel de contr\u00f4le, Dre Brisson m’a remis un porte-bonheur avec nos noms grav\u00e9s \u00e0 l’int\u00e9rieur. Quel cadeau! Je l’ai encore et le ch\u00e9rirai toujours. Elle a malheureusement quitt\u00e9 ses fonctions d’oncologue p\u00e9diatrique. Quelle tristesse de ne plus jamais l’avoir revue.<\/p>\n

Je vous raconte cette petite partie de mon histoire, parce que \u00e7a me rappelle \u00e0 quel point la relation de confiance et d’attachement avec le m\u00e9decin traitant envers l’enfant et sa famille est importante<\/strong>. C’est pr\u00e9cieux. Le Dr Pastore me rappelle un peu la Dre Brisson dans sa relation avec la petite Charlie. Elle me disait la m\u00eame chose\u00a0: \u00ab\u00a0Tout va bien aller.\u00a0\u00bb\ufe0f<\/p>\n

Je n’oublierai jamais tout ce qu’elle a fait pour moi, pour mes parents.<\/h3>\n

Le 22 mai 2012, le Dr Michon, p\u00e9diatre qui me suivait \u00e0 l’occasion, m\u2019annon\u00e7ait que mon dossier \u00e9tait compl\u00e8tement ferm\u00e9 en h\u00e9mato-oncologie. Ouf! Quelle joie, quelle fiert\u00e9, quel soulagement et que de souvenirs.<\/p>\n

Le parcours d’un enfant atteint de leuc\u00e9mie transforme sa vie, son corps, son \u00e2me et lui insuffle une force et une d\u00e9termination incroyable que personne ne peut comprendre.<\/p>\n

La vie nous para\u00eet belle avec de toutes petites choses, en simplicit\u00e9, et la joie de vivre et de se battre malgr\u00e9 tout, fait de ces petits \u00eatres, de grands champions.<\/h3>\n

La Fondation Charles-Bruneau am\u00e8ne des sourires aux visages des enfants atteints de cancer. Elle est pr\u00e9cieuse. Tout comme notre sant\u00e9!<\/p>\n